Chroniques de la haine #3 – Le pervers du métro

Prendre le métro, c’est souvent chiant. Mais le plus énervant, c’est la faune que l’on y rencontre parfois. La pire espèce de toutes étant le pervers du métro.

L’autre jour, alors que je rentrais du travail en métro, il m’est arrivé une aventure que j’aimerais te conter. Ce jour-là, je décide de prendre le métro, le RER étant victime d’une circulation ralentie (au cas où tu ne saurais pas ce qu’est un pléonasme, tu viens d’en lire un, c’est beau la vie).

La ligne 1, c’est une petite bombe. Il y a souvent du monde, mais c’est l’une des lignes les plus rapides de Paris. Très rapide, trop rapide. Il arrive parfois qu’un brusque coup de frein précipite la populace dans les bras les uns des autres. Y’a pas à dire, ça s’ambiance dans la rame.

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Ambiance dans le métro. (Si seulement)

Mais là est mon problème. Alors que le métro freine brusquement, un homme ne trouve rien de mieux que de se rattraper sur mes seins. Oui, certes. Il s’excuse. Je lui réplique un spectre de sourire mi-gêné, mi-narquois, mais j’accepte ses excuses (j’aurais préféré qu’il se mette à genoux mais apparemment, je suis trop exigeante).

Quand tout à coup, se sentant pousser des ailes sur les couilles, il demande s’il ne peut pas se rattraper sur un seul de mes seins. Regard pervers pépère offert pour tout achat de rien du tout.

Je ne rêvais bien sûr que de ses gros doigts sur mon nibard, quelle question. Qu’il ait pu lire ainsi en moi, c’était fou. Du coup, je lui ai dit que c’était l’homme de ma vie et on se marie la semaine prochaine. Trop pas. Je suis rentrée chez moi, et j’ai oublié cette histoire.

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« JE NE SUIS PAS UNE MULE, MILLE QUENOUILLES »

Enfin, pas tout à fait, tu t’en doutes bien, étant donné que j’en fais un article. Disons-le donc haut et fort, le pervers du métro est la lie de l’humanité. Il y en a toujours un quelque part à te guetter les miches, n’hésitant pas parfois à passer à l’action (les ailes sur les couilles, tout ça). Mais ça arrive surtout l’été, penses-tu. Naïf. L’hiver n’échappe pas à la horde de pervers déferlant sur le métro telle des hyènes en chaleur.

L’hiver, alors même que tu as sorti tes moufles et ton écharpe en poils de lama égyptien, il y en a parfois un pour te tâter le boule si le métro est blindé. Le boule sus-nommé étant généralement recouvert d’une culotte en coton et de deux couches de collants, tu ne le découvres généralement que s’il y a puissance dans le tâtement.

Quand bien même. Aucun de ces gougnaffiers n’irait remarquer que sous ton bonnet-panda se cachent des sourcils impeccablement peignés par exemple. Non, il faut forcément aller lorgner du côté de Petit Bateau, if you know what I mean.

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Mais bon, il faut bien avouer que l’été est la pire période. Un jour que je portais une jupe, l’un d’entre eux est venu littéralement me pincer l’arrière du train. Et de répliquer sous mes insultes que je le cherchais, vu que je portais une jupe.

Il ne lui est bien évidemment pas venu à l’esprit que le soleil étant comme chacun sait un astre à fort pouvoir calorifère, je serais volontiers sortie uniquement vêtue d’une culotte, si la décence (cette pute) n’était pas venue s’en mêler. Les cons, ça me fatigue.

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Les chats ont envoyé chier la décence. Soyons des chats.

Ils ne sont pas tous fous, heureusement. Certains décident juste de reluquer. Je sais que toi aussi, tu te passerais bien du regard insistant et lourd de sous-entendus, mais enfin, on ne va pas se plaindre tant que sa main reste bien calée dans la poche de son futal. Rien ne sert de bouchonner le cheval si on lui a déjà tressé la crinière, n’est-ce pas. Je me comprends.

Et puis ça vaut mieux que le connard qui vient de piquer ta carte bleue directement dans ton fute. Mais ça, on en parlera une autre fois.

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