Confession d’une Fashion Toquée

Dans le monde de la mode, et plus spécialement dans le monde de la mode féminine, on peut facilement repérer plusieurs profils, dont les principaux sont les suivants :

  • la « je-m’en-foutiste » qui met ce qu’elle trouve,
  • la « constante » qui a trouvé quelques pièces qui lui conviennent et qu’elle porte à l’infini,
  • la « fashionista » qui suit assidûment les tendances repérées sur les défilés, dans les magazines, chez les copines… ,
  • « l’avant-gardiste » qui passe toujours pour une étrange créature alors qu’elle n’a en fait qu’une ou deux saisons d’avance sur tout le monde,
  • et « l’aventurière » qui essaye perpétuellement de nouveaux concepts, parfois bons, parfois fous, parfois ratés…

Je ne suis pas la seule, bien sûr, mais je n’ai jamais réussi à me caser dans l’une de ces catégories. Si je suis un peu des cinq à la fois, je me décris surtout comme une « fashion toquée » – pas dans le sens où je suis « dingue » (My mom had me tested) mais dans le sens où, en matière de mode, j’ai des TOC. Si quelque chose me plait, je développe une véritable obsession et je ne porte que ça pendant des mois (voire des années), jusqu’à ce que ça me passe ou jusqu’à ce que ça devienne « trendy ».

I swear, I'm fine ! Right ?
I swear, I’m fine ! Right ?

Ce schéma de « TOC », je l’ai remarqué il y a des années quand, après avoir essayé une manchette cambodgienne (un vieux machin qui trainait chez ma grand-mère depuis des lustres), je me suis mise à placer ces larges bracelets sur toutes mes silhouettes imaginaires (si toi aussi, tu es Tim-Gunn-dans-ta-tête, tape #1).

Une manchette sur une silhouette sportswear ? Make it work !
Une manchette sur une silhouette sportswear ? Make it work !

Pendant près d’un an, j’ai cherché les manchettes parfaites – en vain, car mon obsession n’était pas encore celle des stylistes. Quand ces derniers se sont enfin décidés à les faire pulluler dans leurs collections, mon esprit de contradiction a refait surface et mes pauvres amis (qui, gentiment, s’étaient eux-aussi mis en quête de mon « Graal ») m’ont vu rejeter leurs propositions de manchettes, devenues trop « communes » à mon goût. Amis, si vous me lisez, je suis désolée.

Very VERY sorry !
Very VERY sorry !

Ces TOC, je les enchaine : les manchettes, les bonnets, les capes, les pantalons carottes, les jupes longues, les dos-nus, les brogues noires, les chemises oversize, les tennis imprimées, les sacs à franges, les shorts boyfriend, le vernis bleu, les escarpins beiges….

Tout ça pour dire que, si toi aussi tu es un(e) « fashion toqué(e) », tu n’es pas seul(e).

together

Shampagne

%d blogueurs aiment cette page :