Les règles : une semaine de merde !

J’ai un utérus. Et comme bon nombre de personnes possédant un utérus, j’ai mes règles – une fois tous les 28 jours, pendant une petite semaine. Durant une semaine donc, je vis un enfer, mais pas forcément pour les raisons que l’on évoque naturellement. L’enfer quand tu as tes règles, ce n’est pas seulement les crampes, les migraines et les ballonnements – même si tous ces symptômes menstruels te font te sentir comme un zombie tout droit sorti de The Walking Dead, saison 7.

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Pas frais, quoi.

Le pire quand tu as tes règles, c’est tout le reste. Tout ce dont on ne parle pas, tout ce que les magazines féminins ne mentionnent pas, tout ce que ta mère a omis de te préciser quand tu étais gamine… Tout ce que tu as envie de crier en période de menstruation (mais tu n’as ni la force physique ni la force émotionnelle de le faire), tout ce que tu as envie d’oublier quand tu es dans les 21 bons jours de ton cycle (le déni est mon ami).

L’enfer quand tu as tes règles, c’est de :

  • prévoir un budget pour l’achat des tampons ou des serviettes, parce que ces petites choses sont toujours considérées comme des « produits de luxe » (oui oui, comme le caviar, mais en bien plus indispensable)
  • avoir toujours en ta possession ces fameux tampons/serviettes ou ta cup – car on ne sait jamais, ces petites merdes d’anglais peuvent débarquer avec 3 jours d’avance (Seurpraïze !)

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  • cacher et éliminer le bouton qui a posé ses valises sur ton menton
  • devoir vérifier toutes les heures si cette humidité que tu as sentie dans ta culotte est bien de la transpiration ou si oui oui tu as eu une fuite et ta culotte est ruinée
  • acheter des culottes noires parce que justement, tu as besoin de sous-vêtements que tu n’as pas peur de tâcher
  • devoir expliquer à quiconque tombe sur ta lessive que, oui, tes culottes sont bien propres, les tâches de sang ne partent juste pas au lavage
  • te demander si tu as, indeed, changé ton tampon ou si tu y as juste pensé très fort
  • te regarder dans le miroir et te dire que tu es grosse, moche et re grosse

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  • changer de chaîne pour ne pas pleurer devant la pub pour pâté pour chiens
  • pleurer anyway
  • éviter d’éternuer ou de tousser parce que ça va augmenter ton flux et ce n’est vraiment pas le moment (un petit atchoum dans le bus alors qu’il est temps de changer ton tampon : joie, bonheur et 15min de trajet à serrer le vagin)

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  • contrôler ta libido qui frôle le plafond alors que bon, c’est la semaine où faire du hum hum s’avère compliqué (la nature, cette petite pute)
  • te calmer quand tu as envie de buter tout le monde en sachant très bien que tes raisons sont irrationnelles (hormones à la con !)
  • cacher le fait que tu aies tes règles pour ne pas être discréditée car, cette fois-ci, tu as une bonne raison d’être vénère
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« elle est juste dans sa mauvaise période du mois » – non, elle t’a juste répété 1000 fois de signer ce fucking document, ass hat !
  • aller acheter des anti-douleurs parce que ce soir, tu as un dîner que tu ne peux pas manquer
  • te demander si tu peux boire du vin alors que tu viens d’avaler un Spasfon
  • épuiser toutes tes ressources pour ne pas bouffer l’intégralité du paquet de M&M’s
  • gérer la culpabilité après avoir englouti l’intégralité du paquet de M&M’s

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  • devoir remettre à sa place toute personne t’affirmant qu’il est bon de faire du sport pendant tes règles
  • repousser ta moitié visiblement chaude comme la braise alors que tu n’es pas d’humeur

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  • apprendre à contrôler ta respiration pour pouvoir répondre l’air de rien à ton patron qui t’adresse la parole en pleine crise de crampes
  • t’habiller correctement quand tu n’as qu’une envie – te rouler en boule, vêtue d’un pull et d’un jogging
  • vivre avec les cons

gerer-les-debiles

  • trouver des pantalons extensibles car tu ne rentres plus dans tes slims (vive la rétention d’eau !)
  • considérer l’achat d’un soutien-gorge une taille au-dessus, parce que là, ça déborde
  • choisir si tu dois mettre un tampon parce que ton flux est trop important pour ne pas en mettre mais trop léger pour que le coton ne te défonce pas la muqueuse
  • être préparée à l’éventualité d’une mycose vaginale, parce que les règles sont propices à ces petites joies de la vie (sarcasme puissance 8000)

 

Oui, cet article a été écrit pendant mes règles. J’aimerais dire que ça explique le langage grossier… mais non.

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